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Le 3eme joker emploi d’Hollande : Myriam El-Khomri !

Publié le 4 septembre 2015,
par VisionsMag.
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Le 2 septembre, le président de la République a choisi Myriam El-Khomri pour remplacer François Rebsamen au ministère du Travail. Elle doit s’attaquer à la réduction du chômage tout en préservant la faible popularité du gouvernement. Il n’y a pas pire moment pour le faire !

Suite à sa réélection à la mairie de Dijon, François Rebsamen a remis, le 19 août, sa démission au gouvernement sur un échec. En poste depuis 16 mois, il n’a pas réussi à faire baisser le chômage en France. Il y a aujourd’hui 200 000 chômeurs de plus que lors de son arrivée au ministère.

À 37 ans, Myriam El-Khomri est la nouvelle benjamine du gouvernement et la nouvelle occupante de la rue de Grenelle. Son poste de ministre du Travail lui promet de devoir faire ses armes dans l’un des domaines les plus glissants actuellement. Deux ministres s’y sont déjà essayés avant elle…ils ont glissés !

Si le droit du travail n’a jamais fait partie des spécialités, elle a su s’illustrer dans son aptitude à la communication et aux relations média au côté de la maire de Paris Anne Hidalgo soit comme sa porte-parole lors de l’élection municipale 2014 ou comme maire-adjointe. C’est d’ailleurs ce qui a primé dans le choix de sa nomination. Cela démontrant le rôle essentiel donné par le gouvernement à une bonne communication dans le domaine si délicat de l’emploi.

L’ascension impressionnante de Myriam El-Khouri

Née à Rabat d’un père marocain et d’une mère bretonne, Myriam El-Khouri vit à Tanger jusqu’à l’âge de neuf ans avant de venir s’établir en France avec sa famille. Elle étudie le droit public à Bordeaux puis emménage à Paris en 1999 où elle obtient un DESS de droit public. Étudiante à la Sorbonne, elle entre au cabinet de Claude Bartolone, ministre délégué à la Ville, puis devient la collaboratrice d’Annick Lepetit, maire du 18ème arrondissement de Paris, en 2001 lors de l’élection de Bertrand Delanoë. En 2002, suite au résultat Jacques Chirac / Jean-Marie Le Pen du premier tour de l’élection présidentielle, elle adhère au Parti socialiste.

Myriam El-Khouri est alors chargée des questions relatives à la prévention, la sécurité et la toxicomanie et participe, en 2004, à la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

Mais sa carrière politique connaît un bond en avant en 2008. Elle devient élue parisienne du 18ème arrondissement et adjointe au maire, chargée de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée. En 2011, elle est ensuite nommée représentante du conseil de Paris puis vice-présidente de la commission du même conseil en 2014.

L’année 2014 est celle du changement pour Myriam El-Khomri, qui fait ses débuts au gouvernement en tant que secrétaire d’État chargée de la Ville dans le gouvernement Valls II. Date à laquelle elle quitte ses fonctions à la ville de Paris.

Sa nomination à la tête du ministère du Travail fait d’elle la troisième a occupé ce poste en… trois ans ! Une période durant laquelle le chômage a atteint un niveau record en France malgré les différentes initiatives tentées par le gouvernement.

Le 2 septembre, le président de la République a choisi Myriam El-Khomri pour remplacer François Rebsamen au ministère du Travail. Elle doit s’attaquer à la réduction du chômage tout en préservant la faible popularité du gouvernement. Il n’y a pas pire moment pour le faire !

Assumer la promesse présidentielle

Myriam El-Khomri ne pouvait donc pas espérer pire moment pour arriver au ministère du Travail. Deux bombes à retardement se trouvent devant elle. D’abord, la refonte totale du code de travail pour permettre aux entreprises d’être plus compétitives et de pouvoir fixer elles-mêmes leur temps de travail et leurs salaires. Puis elle devra affronter un taux de chômage qui ne cesse inexorablement d’augmenter. Il était de 10,4% en juillet alors que les chiffres baissent dans tous les autres pays de la zone Euro.

De plus, elle hérite de trois autres dossiers très délicats. En effet, elle va devoir convaincre les partenaires sociaux et les syndicats de participer la future conférence sociale en octobre 2015. Ces derniers sont convaincus qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’une opération de communication du gouvernement. D’autre part, elle devra mettre en application les conclusions du rapport Combrexelle sur la place de la négociation collective, qui lui seront rendues le 9 septembre. Mais elle devra surtout inverser la courbe du chômage, d’autant que le président François Hollande a déclaré qu’il ne se représenterait pas à moins que le chômage ne baisse. À seulement deux ans du prochain scrutin présidentiel, la tâche est donc lourde pour Myriam El-Khomri.

«De grands moments de solitude » en perspective ? Un passage éclair au ministère ou un succès qui fera d’elle un éléphant de la politique ? Les enjeux sont grands, les espoirs minces, les attentes énormes…Au travail !

Sources des photos : franceinfo.fr / leparisien.fr