Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov
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Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov

Publié le 7 février 2019,
par VisionsMag.
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La capitale russe  poursuit son développement. Avec la modernisation de ses infrastructures pour accueillir la Coupe du Monde de football en 2018, il était nécessaire de repenser les modes de transports dans la capitale. C’est à ce titre qu’en novembre 2017, Vladimir Poutine a lancé le top départ du développement d’un réseau de trains faisant le tour de la ville, à l’instar d’un périphérique, afin de connecter entre elles toutes les lignes déjà existantes. Le projet est organisé par Transmashholding, la société ferroviaire dont Iskander Makhmudov est le principal actionnaire.

Les « Diamètres Centraux », un projet essentiel à l’urbanisme moscovite  

Ce n’est alors pas un remplacement des infrastructures qui est envisagé, mais bel et bien l’optimisation du réseau ferré moscovite qui aboutira vraisemblablement courant 2025, constituant le pendant russe du RER parisien. Aériennes, ces lignes de métro périphériques doivent être lancées progressivement à partir de fin 2019. 20 milliards de roubles, soit près de 265 millions d’euros, sont alloués pour ce grand projet. Ces lignes auront pour vocation de décharger les lignes du métro ainsi que les principales autoroutes de sortie de la ville, en espérant que les automobilistes optent pour le chemin de fer.

Les nouveaux itinéraires tracés par ce périphérique ferroviaire passeront aussi par le centre-ville. En effet, le projet compte créer de nouvelles voies pour lier entre elles les lignes déjà existantes et le périphérique prochainement créé. L’objectif est donc double : désengorger le centre-ville tout en optimisant le raccordement de la banlieue de Moscou au réseau ferroviaire. Et ces objectifs doivent être atteints d’ici 2025, dans la mesure où sept nouvelles villes de la banlieue moscovite verront leurs infrastructures et leurs terminus modernisés et reliés au centre-ville.

 

Les trains des nouvelles lignes moscovites devront satisfaire à toute une série d’exigences précises. Leur modèle sera fondé sur celui d’un train électrique composé d’une seule salle traversée par une allée centrale, où les sièges seront disposés par carrés de quatre. Les rames seront équipées de rideaux d’air aux entrées afin de réguler les températures parfois extrêmes qui sévissent à Moscou . Des toilettes seront présentes dans la première et dans la dernière voiture, ainsi que des panneaux d’informations électroniques et de lignes défilantes.

 

L’adjoint au maire de Moscou, chef du département des Transports de Moscou et du développement de l’infrastructure routière, Maksim Liksutov a également évoqué le Wi-Fi gratuit et des prises USB. La vitesse de croisière de ces trains sera de 120 km/h, il s’agit alors d’utiliser des matériaux pouvant supporter cette vitesse mais aussi les nombreuses accélérations et décélérations qui découleront de cette activité ferroviaire.

Transmashholding, détenue par les entrepreneurs Andrey Bokarev et Iskander Makhmudov, comme pierre angulaire du projet

 

Remplir le cahier des charges publié par le maire de Moscou n’a pas été une mince affaire. Plusieurs modèles de trains susceptibles de remplir tous les critères avaient été listés par le portail “M-24” financé par la mairie de Moscou. Ces trains étaient tous fabriqués par la même entreprise, la Transmashholding, qui fournit déjà plus de 1 500 rames du métro moscovite. L’entreprise était donc déjà familière des demandes particulières de la capitale russe en matière de transport ferroviaire. Détenue par les entrepreneurs Andrey Bokarev et Iskander Makhmudov, la société Transmashholding a misé avant tout sur son modèle “Ivolga” pour remplir les conditions posées par la mairie.

 

Les sociétés affiliées Transmashholding et la Central Suburban Passenger Company ont signé un contrat pour la livraison de 23 trains “Ivolga” pour 11,7 milliards de roubles soit plus de plus de 150 millions d’euros . Selon ce contrat, la Transmashholding devait livrer 115 voitures à la fin de l’année 2018. Ces trains ont été fabriqués par l’usine Tver Carriage Works qui fait partie du groupe Transmashholding.

 

Les dix premières rames ont pu être livrées au cours du troisième trimestre de l’année 2018, le reste à la fin de l’année. Ces premiers trains livrés pour le métro aérien de Moscou circulent aujourd’hui sur la ligne Lobnia – Odinstovo en passant par les Gares de Biélorussie et de Saviolovo au nord de Moscou.

 

Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov
Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov
Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov
Le métro aérien de Moscou, un projet mis sur de bons rails par Iskander Makhmudov

Un projet aux conséquences limitées pour l’immobilier de la capitale

La plupart des analystes du marché immobilier considèrent que la réalisation de ces périphériques ferroviaires moscovites n’aura pas une très grande influence sur le coût du logement. En effet il y a, dans le centre-ville de Moscou, encore beaucoup d’habitations à occuper et de mètres carrés à exploiter. A terme, ce projet ne desservira pas de nouvelles villes auparavant mises à l’écart des communications ferroviaires de la région mais il assouplira en revanche les horaires de desserte et facilitera les trajets inter-urbains dans la capitale ainsi qu’en banlieue.