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Biographie

Vincent Di Giano : « Rien ne doit être laissé au hasard »

Publié le 21 juin 2016,
par VisionsMag.
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Créée en 1998 l’Agence Française Investigation Di Giano (AFID) a déjà 14 ans d’existence lorsqu’elle est reprise et transformée par Vincent Di Giano. Jusqu’alors cabinet libéral, l’agence devient une SARL qui s’élargie et grandie rapidement. Quatre ans plus tard, interview d’un entrepreneur à succès, dans un domaine d’activité pas comme les autres. VisionsMag : en 2012 vous reprenez l’agence AFID. Quel est votre objectif à ce moment-là ?

Vincent Di Giano : L’idée c’était bien sûr de capitaliser sur l’expérience, sur des techniques et des savoir-faire. Mais je voulais le faire sans simplement me reposer sur nos acquis. Je suis détective, mais aussi chef d’entreprise. A ce titre, dès le début, mon objectif est de pérenniser et développer la société. Je suis fier du chemin parcouru et du travail accompli mais je sais qu’on peut toujours aller plus loin. C’est ce à quoi je travaille tous les jours.

VisionsMag : votre métier aujourd’hui est-il très différent de celui de votre père à l’époque ?

Vincent Di Giano : je n’irai pas jusque-là. Il y a des différences, c’est vrai. Les technologies ont évolué et avec elles les usages et comportements de monsieur tout-le-monde se sont transformés. Cela a évidemment un impact sur le quotidien de la profession. Mais les principes, la passion, les émotions sont les mêmes, comme le sont une partie des techniques et des expertises. Plutôt que d’évoquer une différence, je pense qu’il faut parler de continuité.

VisionsMag : et du point de vue de la réglementation, qu’est-ce qui a changé ?

Vincent Di Giano : quand j’ai débuté, l’activité n’était pas réglementée. Un réel encadrement de la profession apparaît avec une loi de 2003, aujourd’hui intégrée au code de la sécurité intérieure. A partir de 2003, tout professionnel doit notamment être diplômé de l’une des formations validées par l’état mais ce n’est que l’une des nombreuses conditions. Cette réglementation, c’est un gage de sécurité pour les clients parce qu’il ne faut pas se mentir, on voit parfois tout et n’importe quoi dans la profession. Hors être détective ça ne s’improvise pas, ça se travaille. Dans ce métier, rien ne doit être laissé au hasard.

VisionsMag : que pouvez-vous nous dire de vos clients ?

Vincent Di Giano : le moins possible. La confidentialité est plus qu’une exigence, c’est un principe intrinsèquement lié à notre activité. Aujourd’hui beaucoup de détectives reçoivent leurs clients dans des lieux publics, c’est un choix auquel nous nous refusons. Avoir des locaux a un coût, bien sûr, mais c’est une garantie sur laquelle nous ne voulons pas transiger. Pour rester dans des considérations plus générales, nos clients sont des particuliers ou des professionnels aux problématiques très variées. Cela va du divorce ou de la disparition de personnes à des affaires de concurrence déloyale, de vol de données ou d’infiltrations en entreprises.

VisionsMag : finalement votre terrain de jeu, c’est toute la France.

Vincent Di Giano : La France oui, mais pas seulement ! Au cours des derniers mois j’ai personnellement été amené à travailler en Angleterre, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne. C’est l’une des richesses de cette activité, on sait d’où l’on part mais on ne sait jamais avec certitude où l’on va arriver, et surtout par quel chemin on va passer. Surtout, nous avons désormais un bureau à New York et des correspondants locaux dans plusieurs territoires de l’Océan Indien.