Isabelle Adjani, un portait sous les flashs Isabelle Adjani, un portait sous les flashs Isabelle Adjani, un portait sous les flashs
Biographie

Isabelle Adjani, un portait sous les flashs

Publié le 22 juillet 2013,
par VisionsMag.
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Quand on évoque Isabelle Adjani, on est souvent tenté d’en faire un portrait chronologique. De commencer par “le petit chat est mort”, d’enchaîner par la gifle et tous ces grands films qui marquent sa carrière exceptionnelle. Il est également possible de procéder par flashs, ces instants fulgurants qu’Isabelle Adjani a imprimé dans la mémoire de la plupart des hommes (comme des femmes) et qui lui donnent une place tout à fait à part dans le club restreint des icônes.

Isabelle Adjani une célébrité aux multiples facettes

Catherine Deneuve emmitouflée dans un pull blanc pour “Le Sauvage”, Marilyn Monroe contenant sa jupe dans “Sept ans de réflexion”, ou Isabelle Adjani nue sous le soleil provençal pour “l’Eté meurtrier”. Isabelle Adjani conserve d’un rôle à l’autre, d’une chanson à l’autre, d’une apparition à l’autre, un mystère absolu que l’on ne parvient jamais à résoudre malgré tout le temps passé plongé dans son regard hypnotisant.

Mais Isabelle n’a pas marqué une génération qu’au travers de ses films. Du journal intime d’Andy Warhol qui s’extasiait devant sa beauté laiteuse au clip bessonien du Pull Marine, son visage est omniprésent.
D’autres flashs bien sûr viennent à l’esprit, il en est un particulièrement vivace ; celui laissé par son interprétation incandescente de la Reine Margot. Jamais une Reine n’avait été incarnée de la sorte, incarnée est le mot juste quand on se souvient à quel point sa chair est la matière maltraitée, déculottée mais aussi caressée qui donne à ce film sa singularité et sa crédibilité rare pour un film à costumes.
Reine pour de vrai, mais reine aussi des bas-fonds dans Subway, dans lequel la caméra de Besson la sacre avec douceur. Film qui souligne aussi à quel point Adjani est un visage certes, un regard bien sûr, un corps évidemment mais aussi une chevelure ! Et quelle chevelure! Tantôt sauvage, tantôt sage, parfois intimidante, elle constitue un accessoire essentiel pour ses personnages comme dans le film d’Alexandre Astier dont le gris muraille exprime avec force toute la douleur d’une Madame Hansen qui ne sait plus communiquer.

Ses prises de position publiques n’ont pas manqué de panache également qu’il s’agisse de défendre les victimes du Sida ou de marquer son opposition à la façon dont peut être traité le peuple algérien.

Isabelle Adjani des yeux, une voix

Les yeux marines iconiques d’Isabelle Adjani ont charmé spectateurs et spectatrices, mais sa voix fût elle aussi couronnée de succès. Gainsbourg lui-même choisit de lui faire enregistrer le titre Rocking Chair en 1974. C’est en 1983 que l’actrice et le chanteur réalisèrent un album entier dans lequel on retrouve Pull Marine, Ohio ou encore Beau oui comme Bowie. D’autres grands chanteurs furent conquis par le timbre si particulier et délicat d’Isabelle Adjani. Jacques Higelin, Pascal Obispo ou encore Christophe ont collaboré avec elle sur l’album du Sidaction, “ensemble contre le Sida”, 10 ans ensemble).

Une femme entière sur la scène comme dans la vie

Revenons aux films qui ont rythmé sa carrière. Isabelle Adjani est une authentique actrice qui se donne entièrement à ses films et à ses personnages. Elle s’est toujours investie et se surpasse pour offrir à son public des scènes mythiques du cinéma.

Une passion et une implication tellement fortes qu’elle a avoué des années après le succès du film Possession que le rôle l’avait traumatisé, et ce malgré les prix et les honneurs. L’héroïne incarnée par l’actrice est le symbole du romantisme et de la passion poussé à l’extrême. Dans “L’été meurtrier”, Isabelle Adjani joue le rôle de “Elle”, une jeune fille de 20 ans aussi sensuelle que provocante. Pour ce rôle, elle arrive à outrepasser sa répugnance à tourner des scènes nues, et ce avec brio puisqu’elle obtint le César du meilleur premier rôle.

Si entre 1990 et 2000 elle choisit de faire moins d’apparitions à l’écran Isabelle Adjani fait son grand retour grâce au film “La journée de la Jupe”. En avant-première sur Arte avant la sortie en salles, le film permet à la chaîne de connaître un record d’audience historique, engouement qui se poursuit lors de sa projection dans les salles obscures en mars 2009. C’est grâce à ce film où l’actrice incarne un professeur de banlieue fragile qui finit par prendre sa classe en otage, qu’Isabelle Adjani reçoit le 5ème Cesar de sa carrière.

Il est à noter que très récemment, nous avons eu la chance la voir accompagnée de son fils sur un plateau de télévision. Un tableau émouvant, l’actrice ne pouvant se retenir de jouer son rôle de maman auprès du séduisant musicien.

Isabelle Adjani, un portait sous les flashs
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