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Iran: Khamenei met en garde contre tout trouble lors de l'élection

Publié le 10 mai 2017,
par Reuters.
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BEYROUTH (Reuters) – Le guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, a prévenu mercredi que les autorités interviendraient avec fermeté contre toute tentative de perturber l’élection présidentielle du 19 mai.

Six candidats sont en lice pour le scrutin, mais l’attention se tourne essentiellement vers deux d’entre eux: le président sortant Hassan Rohani, qui brigue un deuxième mandat, et le conservateur Ebrahim Raisi, qui a occupé de hautes fonctions dans l’appareil judiciaire et, selon des analystes, est soutenu par Ali Khamenei.

Parmi les autres candidats figurent le vice-président Ishaq Jahangiri, classé comme modéré, et le maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf. La présence de cet autre « dur » du régime pourrait compliquer la tâche d’Ebrahim Raisi en dispersant l’électorat conservateur.

Si personne ne remporte plus de 50% des bulletins exprimés le 19 mai, un second tour aura lieu une semaine plus tard.

« Si les gens participent de façon ordonnée, se comportent bien moralement, respectent les paramètres juridiques et musulmans, ce (scrutin) sera tout à l’honneur de la République islamique », a déclaré Ali Khamenei, selon le texte d’un discours reproduit sur son site internet officiel.

« Mais s’ils enfreignent la loi, ont un comportement immoral ou parlent de telle sorte que cela encourage nos ennemis, alors cette élection risque de passer pour un échec », ajoute-t-il.

« La sécurité du pays doit être absolument préservée lors de cette élection », a-t-il dans ce discours, prononcé devant un parterre composé notamment de commandants des gardiens de la Révolution, la plus importante force militaire et économique du pays.

« Celui qui s’écartera de cette voie peut être certain de prendre des coups. »

En 2009, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées et des centaines d’autres arrêtées, selon les ONG des droits de l’homme, lors des manifestations de contestation du résultat de la présidentielle, qui s’était soldée, au vu des résultats officiels, par la réélection du conservateur Mahmoud Ahmadinejad.

 

(Babak Dehghanpisheh; Eric Faye pour le service français)