Trump reporte l'annonce sur un éventuel transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem Trump reporte l'annonce sur un éventuel transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem Trump reporte l'annonce sur un éventuel transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem
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Trump reporte l'annonce sur un éventuel transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem

Publié le 5 décembre 2017,
par Reuters.
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A BORD D’AIR FORCE ONE (Reuters) – Le président américain Donald Trump annoncera « dans les jours à venir » sa décision concernant un éventuel nouveau report de sa promesse de campagne de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv vers Jérusalem, a dit lundi un porte-parole de la Maison blanche.

La semaine dernière, des responsables américains ont dit que, comme en juin, Donald Trump devrait signer un texte, valable six mois, maintenant provisoirement à Tel Aviv de l’ambassade américaine.

Il s’inscrit ainsi dans les pas de ses prédécesseurs qui ont recouru à leurs prérogatives pour maintenir l’ambassade à Tel Aviv depuis que le Congrès américain a adopté en 1995 une disposition qualifiant Jérusalem de capitale d’Israël.

En revanche, ces responsables ont également dit que Donald Trump devrait prononcer mercredi un discours dans lequel il va vraisemblablement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, une décision qui va à l’encontre de la position observée depuis des décennies par les Etats-Unis et qui est susceptible d’attiser les tensions au Moyen-Orient.

Israël s’est emparé de la partie est, arabe, de Jérusalem en 1967, et l’a annexée par la suite. Cette décision n’est pas reconnue au niveau international. Israël estime la totalité de la ville comme étant sa capitale.

De leur côté, les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.

 

« BAISER DE LA MORT »

Le représentant de l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP) à Washington a déclaré qu’une reconnaissance formelle par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël serait un « baiser de la mort » donné à une solution à deux Etats dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

« Si une telle mesure devait être prise, elle aurait des conséquences catastrophiques », a dit à Reuters Husam Zomlot.

« Ce serait de fait le baiser de la mort donné à la solution à deux Etats car Jérusalem est au coeur même de cette solution », a-t-il ajouté.

Le président français, Emmanuel Macron, a dit à son homologue américain sa préoccupation devant la possibilité de voir les Etats-Unis reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, lit-on dans un communiqué publié lundi par l’Elysée.

La Jordanie a entamé des consultations en vue d’une réunion des Etats de la Ligue arabe et de l’Organisation de coopération islamique (OCI) dans l’éventualité d’une reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump.

Le roi Abdallah de Jordanie est le gardien tutélaire des sites religieux musulmans à Jérusalem-Est, et notamment de l’Esplanade des mosquées. Ce lieu saint est également revendiqué par les juifs qui l’appellent Mont du temple.

Donald Trump n’a pas encore pris sa décision concernant une reconnaissance officielle par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël, a dit dimanche son gendre et conseiller spécial, Jared Kushner.

Ce dernier mène les efforts de l’administration Trump pour relancer les négociations de paix, actuellement au point mort, entre Israéliens et Palestiniens, démarche guère couronnée de succès à ce stade.

D’autres responsables américains ont que le bureau traitant des affaires du Moyen-Orient du département d’Etat s’oppose vivement à la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël.

 

(Roberta Rampton, avec la contribution d’Arshad Mohammed et de Yara Bayoumy à Washington, Benoit Van Overstraeten pour le service français)