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Politique

Patrick Ollier, premier président de la Métropole du Grand Paris.

Publié le 24 mars 2016,
par VisionsMag.
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Ancien ministre des Relations avec le parlement sous le gouvernement Fillon, et député-maire LR de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Patrick Ollier a remporté la présidence de la Métropole du Grand Paris le 22 janvier dernier. Son défi : mener une politique partagée droite-gauche.

Une élection quasi-assurée

Le candidat de droite avait été investi par son parti le 12 janvier à l’issu d’une primaire interne qu’il a remportée face à Gille Carrez, député-maire du Perreux (Val de Marne). Patrick Ollier se retrouvait alors face à Philippe Laurent, maire centriste de Sceaux, qui a finalement retiré sa candidature. La présidence était donc assurée pour Patrick Ollier.

Côté gauche, aucun candidat. La raison de cette absence est très simple et tient dans le mode de l’élection. En effet, les votes proviennent des 209 conseillers métropolitains que compte le Grand Paris, dont 90 sont de droite. L’élection était donc déjà jouée pour Patrick Ollier.

La volonté de mener une politique partagée droite-gauche

Malgré une prédominance de la droite au sein des conseillers métropolitains du Grand Paris, Patrick Ollier ne compte pas imposer une politique totalement « droitisée ». Le nouveau président s’engage à mener une politique partagée et à ce que nul ne se sente délaissé dans la future intercommunalité. Une institution qui devra trouver sa place à côté de la région Île-de-France.

Pour se faire, le bureau de la Métropole du Grand Paris sera composé de 20 vice-présidents, dont douze de centre-droit et huit de gauche. D’ailleurs, avant le vote, Patrick Ollier avait pris l’engagement d’accorder au moins deux Vice-présidences à l’opposition parisienne.

De ce fait, le nouveau président devra tenir son engagement qu’il envisageait déjà avec son élection ; celui de proposer à Anne Hidalgo le poste de première Vice-présidente. Le maire de Paris sera alors en charge du rayonnement international ainsi que de l’organisation des grands événements, tels que les Jeux olympiques d’été en 2024. De quoi rassurer le maire de Paris qui s’était montrée hostile à la présence de la droite dans la gouvernance, la Métropole du Grand Paris étant un rassemblement d’exécutifs municipaux.

Des objectifs ambitieux pour la Métropole du Grand Paris

Créée le 1er janvier 2016, la nouvelle collectivité francilienne a de grandes ambitions. Lors d’un discours après son élection, Patrick Ollier a déclaré : « nous avons tout à construire pour l’instant, nous n’avons pas de locaux, pas de personnel, mais une immense volonté ».

La Métropole du Grand Paris, qui réunit 131 villes et sept millions d’habitants, devrait atteindre la plénitude de ses capacités en 2020. Avec un budget modeste de 70 millions d’euros, la nouvelle collectivité a quatre compétences obligatoires et délimitées. Elles ne sont cependant pas des moindres car il s’agit de l’aménagement de l’espace métropolitain, de la politique locale de l’habitat, du développement économique ainsi que de la protection de l’air et de l’environnement.

Un des combats de Patrick Ollier sera également de donner tort aux malveillants. Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Île de France, s’est notamment exprimée dès le lendemain du discours inaugural le 18 décembre en déclarant qu’il s’agissait d’une « aberration administrative et économique ». Elle considère que la métropole, c’est la région. Un des objectifs sera donc de prouver l’efficacité de la nouvelle collectivité à côté de celles préexistantes.

Le 22 janvier 2016, Patrick Ollier a été élu président de la nouvelle collectivité la « Métropole du Grand Paris ». Son défi : mener une politique partagée droit-gauche.

Un président engagé

Et dès le début de son mandat, Patrick Ollier a démontré qu’il était un président engagé et n’a pas tardé à réunir le premier bureau de la Métropole du Grand Paris afin de discuter des « attributions de compensation provisoire ». Le but étant en fait de répartir les trois milliards de fiscalités des entreprises que la loi a confiées à la métropole, et ce en veillant à ne léser aucune des 131 communes, Patrick Ollier posait là, déjà, le symbole d’une neutralité financière.

L’institution est pour le moment répartie entre trois bureaux de la préfecture de région, et loue l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental pour ses plénières. S’il a trouvé son président, le Grand Paris cherche encore sa place.

Sources des photos : lci.tf1.fr / alterea.fr