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Biographie

Sophie de Menthon, l'entrepreneuse qui dit « j’aime ma boîte »

Publié le 30 juillet 2014,
par VisionsMag.
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Avant tout créatrice et une dirigeante d’entreprises, Sophie de Menthon a fondé deux sociétés. La première, Multilignes Conseil, est une entreprise de télémarketing,  revendue au groupe Téléperformance en 2004. La seconde, SDME (Société de Management des Entreprises), est la société qu’elle préside aujourd’hui et à travers laquelle elle partage son expertise du management via des missions d’audit et de conseil.

Femme engagée, Sophie de Menthon participe au Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) et assure la présidence du syndicat professionnel ETHIC (Entreprises de Taille Humaine Indépendantes et de Croissance), un rassemblement de dirigeants d’entreprises qui veulent faire la promotion de l’entreprise responsable.

Car pour Sophie de Menthon, l’entreprise n’est pas seulement un moyen de gagner sa vie. Pour elle, le travail est une vraie valeur et un moyen de s’épanouir. Et c’est de cette façon qu’elle le défend lors de ses nombreuses interventions dans les médias.

 

L’entreprise : plus qu’un gagne-pain

Sophie de Menthon s’inscrit pleinement dans ce mouvement récent qui voit un nombre croissant de salariés chercher plus qu’une source de revenus dans leur travail. Beaucoup ne veulent plus aller juste « au boulot » pour « gagner sa croûte ».

De nouveaux critères sont apparus : responsabilité sociale et sociétale, valeurs, relations entre collaborateurs, conscience environnementale, voire même philosophie. L’entreprise d’aujourd’hui doit continuer à produire de la richesse, mais elle doit le faire avec intelligence si elle souhaite séduire de nouveaux talents.

Loin de se cantonner aux revenus qu’il génère, le travail est aujourd’hui considéré par beaucoup comme un moyen d’épanouissement personnel et comme une dimension essentielle de la vie sociale.

Un constat global, particulièrement vérifié au sein de la génération Y, pour qui l’épanouissement au travail est une condition première de l’implication professionnelle.

Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? Selon Sophie de Menthon, le problème est double.

D’une part, trop peu d’entreprises ont compris cette tendance de fonds et la nécessité d’utiliser de nouvelles méthodes de management. Rares sont celles qui investissent en temps et en argent pour mieux expliquer le sens de leur mission ou encore mieux souder leurs collaborateurs.

D’autre part, le discours médiatique ambiant sur l’entreprise demeure très manichéen. L’entreprise est souvent présentée comme une source de problèmes plutôt qu’un lieu d’épanouissement. “Diabolisée”, souvent réduite à ses pires aspects dans les médias, l’entreprise en France ne fait pas autant rêver que dans les pays anglo-saxons, où l’entrepreneur est souvent élevé au rang de héros.

Sophie de Menthon est une figure atypique dans le paysage entrepreneurial français. Chef d'entreprise, chroniqueuse, dirigeant d'un syndicat professionnel, membre du Cese : ses engagements sont variés. Mais le fil conducteur de sa carrière apparaît rapidement : ce que Sophie de Menthon défend par dessus tout, c'est le droit d'entreprendre en faisant avancer la société.

« J’aime ma boîte », l’initiative de Sophie de Menthon

Pour prendre à contre-pied ce décalage, Sophie de Menthon a lancé avec Ethic une « journée de l’entreprise » baptisée « J’aime ma boîte », qui a fêté sa 10e édition en 2013. Sans prétention, la vocation de cette journée est surtout de donner la parole à la majorité silencieuse (73%) des Français qui déclarent aimer leur boite.

A grands renforts de communication et en mettant à la disposition des entreprises un kit d’organisation d’activités conviviales à mener en groupe, Sophie de Menthon souhaite qu’Ethic les aide à faire leurs premiers pas hors du cadre strictement professionnel – un rôle sans doute appelé à se renforcer, au vu des retombées positives que reçoivent les pionniers en la matière, comme Innocent ou Google.

Selon Sophie de Menthon, le sondage réalisé en 2013 par Opinion Way pour Ethic auprès de 1020 salariés vient valider l’importance nouvelle de l’entreprise, devenue source de repères et de liens affectifs pour les collaborateurs face aux inquiétudes que provoquent les grandes mutations de la sphère socio-économique à l’heure de la mondialisation.